Présidentielles : Des candidats hors système et une forte abstention

Les résultats du scrutin du dimanche 15 septembre marquent une fracture entre les citoyens et la classe politique. Deux hommes au profil décalé ont émergé pour le second tour : Kaïs Saied, professeur de droit, 
et Nabil Karoui, homme d’affaires actuellement emprisonné.

Kaïs Saied, professeur de droit, est arrivé en tête des suffrages avec 18,4% des voix. Il a mené une campagne sans financement, sans affiche et surtout sans parti. Crédit: AFP

Verdict “inattendu”, vote “sanction”… l’issue du scrutin a surpris en Tunisie. Dimanche 15 septembre, les Tunisiens ont voté pour deux outsiders. Kaïs Saied, professeur de droit, est arrivé en tête des suffrages avec 18,4% des voix, et Nabil Karoui, homme d’affaires, à la tête d’une télévision et d’une société de publicité, actuellement emprisonné dans le cadre d’une enquête pour suspicion de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale, a récolté 15,58% des suffrages.

Candidats outsiders

Ce vote met en avant “une autre manière de faire campagne et de la politique”, analyse le professeur et chercheur en science politique Mohamed Sahbi Khalfaoui. Le candidat indépendant Kaïs Saied, qui propose de mettre en place une démocratie par le bas et la décentralisation, a mené une campagne sans financement, sans affiche et surtout sans parti. De son côté, si l’homme d’affaires Nabil Karoui…

article suivant

Réouverture des cafés et restaurants dès vendredi 29 mai