Récit: Abdellah Ben Aïcha, le corsaire amoureux

Kebir Ammi romance la fulgurante trajectoire de Abdellah Ben Aïcha, l’ambassadeur de Moulay Ismaïl.

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L’histoire n’a retenu de Abdellah Ben Aïcha que son ambassade à la cour de Louis XIV en 1698 pour demander la main de sa fille, Marie-Anne de Bourbon, princesse de Conti, pour Moulay Ismaïl, essuyant un cinglant refus. Mais, raconte son voisin et ami d’enfance, “il n’était pas fait de la même étoffe que nous”.

Ben Aïcha, Kebir Ammi, Mémoire d’encrier, 168 p., environ 200 DH

Le gamin pauvre de Salé “rêvait de batailles et de gloire”, s’engagea dans la course, fut fait prisonnier par les Anglais, sut se faire libérer, puis fut désigné par le sultan pour aller négocier le sort des captifs chrétiens, dans une époque marquée par le souvenir des Croisades. Et, ajoute Kebir Ammi, cet homme charismatique ne fit pas que négocier des traités de paix – du reste vite contestés et oubliés – il se prit de passion pour Marie-Anne de Bourbon et eut une liaison avec elle.

La revanche…

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