Le procès de Hajar Raissouni reporté au 16 septembre

Le procès reporté au 16 septembre, la remise en liberté refusée

Lors du début du procès de la journaliste Hajar Raissouni, le 9 septembre à Rabat, l’audience a été reportée au 16 septembre, et la demande de remise en liberté refusée. Un sit-in de soutien à la jeune femme accusée d’avoir avorté “illégalement” se tenait devant le tribunal.

Par

Tniouni/TelQuel

Le tribunal de première instance de Rabat a décidé le 9 septembre de reporter le procès de la journaliste Hajar Raissouni pour “avortement illégal” et “relations sexuelles extraconjugales”. La demande de remise en liberté formulée par la défense a en outre été refusé, nous informe son avocat. Hajar Raissouni reste donc poursuivie en détention. Elle est détenue depuis son arrestation le 31 août au sortir d’une clinique de la capitale, en compagnie de son fiancé, un universitaire soudanais avec qui elle devait se marier le 14 septembre, ainsi que le médecin accusé d’avoir pratiqué l’avortement, un infirmier et la secrétaire du médecin. Les quatre autres sont également retenus en détention préventive.

Devant le tribunal, un sit-in a été organisé en soutien à la jeune femme de 28 ans. TelQuel a constaté la présence d’environ 300 manifestants, notamment des journalistes, des militants des droits de l’Homme, parmi lesquels des membres d’Amnesty, du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (MALI) et l’Association marocaine des droits humains (AMDH).

Mon corps, ma liberté !”, “Liberté pour Hajar Raissouni”, “Dépénalisez l’avortement”, a-t-on entendu scander devant le tribunal.

Le cas de l’équipe médicale accusée d’avoir pratiqué l’acte d’interruption de grossesse est traité à part. Le médecin encourt jusqu’à 10 ans de prison.

La défense de la journaliste réfute les accusation et plaide le caractère politique de l’affaire — en raison de la profession et des relations familiales de Hajar Raissouni. Dans un communiqué, un de ses avocats avait également assimilé les examens gynécologiques qu’elle a subis dans le cadre de l’enquête à de la “torture”.

Le procureur du roi, quant à lui, a nié le caractère politique de l’affaire et assuré que “l’arrestation de la journaliste concernée n’a rien à voir avec sa profession. Elle est due à sa visite dans une clinique qui a été contrôlée principalement sur la base d’informations obtenues par la police judiciaire sur la pratique habituelle d’avortements”.

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