Tizert : le jour d’après

Dix jours seulement après son inauguration en présence des autorités locales, le terrain de football du douar de Tizert a été inondé par la crue de l’oued qui le longe. Une crue qui ôtera la vie à huit personnes. Sur place, les habitants sont encore sous le choc. TelQuel est allé à leur rencontre.

Par et

Omar Ch., son frère Youssef Ch. et son cousin Driss Ch. (de gauche à droite) sont endeuillés par la mort de leur père et oncle, emporté soudainement par la crue de l’oued. Crédit: Toumi

Taroua Dant”, littéralement “l’oued a emporté mes enfants”. C’est de cette expression amazighe que dériverait l’appellation actuelle de Taroudant, ville et province du sud du royaume. Une signification qui résonne comme une fatalité pour les gens de cette région. “Un oued ne meurt jamais”, s’accordent-ils à dire. La violente crue qui s’est abattue dans l’après-midi du 28 août dernier sur le douar Tizert, faisant, selon le bilan officiel, huit morts et plusieurs blessés, en est la preuve. Le dernier corps a été retrouvé le 2 septembre à une quinzaine de kilomètres du village. Il a été enterré le lendemain, avant la prière d’Al Maghrib. “C’est un vieil homme qui l’a retrouvé dans un autre douar. Il était juste de passage et a repéré son corps”, raconte Hmad,…

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