Liberté avortée

Liberté avortée

Par Aicha Akalay

Mais pourquoi ne défendez-vous pas vous aussi, à nos côtés, nous que vous appelez modernistes, l’abrogation des articles liberticides du Code pénal, ceux qui autorisent l’Etat à juger la vie privée de ses citoyens ?”, avions-nous demandé il y a quelques mois à un ancien responsable, figure majeure du PJD, suite aux différentes affaires de mœurs qui secouaient ce parti. “Parce que nous ne voulons pas devenir l’Occident, où les gens font l’amour dans la rue”, nous avait-on répondu. Pour faire diversion, bien sûr.

Tous les jours, l’un de nous peut être dans la position actuelle de Hajar Raissouni

En votant en 2011 et en 2016 pour le PJD, les Marocains ont porté au pouvoir des représentants pour qui la démocratie ne s’entend qu’au sens direct, conservant ses formes (les élections libres et sincères), mais vidée de sa substance : sans institutions intermédiaires en forme de contre-pouvoir garantissant les libertés individuelles universelles. Le PJD n’est pas le seul parti à avoir du mal avec les libertés individuelles, d’autres tout aussi conservateurs s’y opposent également.

Et ça tombe bien, puisque...

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