Ghazi Hidouci : “L'Algérie a perdu trente ans en mettant fin aux réformes pacifiques et démocratiques”

L’Algérie paie aujourd’hui le prix de réformes avortées à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Ancien ministre de l’Economie algérien et l’un des réformateurs de l’époque, Ghazi Hidouci revient sur ce temps où l’armée a étouffé les tentatives de mettre fin à l’hégémonie d’une élite nourrie de rente et de corruption. Des maux à l’origine du mouvement actuel de contestation.

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L’Algérie est face à un tournant historique. Alors que la rue maintient depuis sept mois la pression sur le pouvoir en place, le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, a prononcé le 2 septembre un discours dans lequel il convoque le corps électoral “le 15 du mois de septembre courant” afin “que l’élection présidentielle puisse se tenir dans les délais fixés par la loi”. Ghazi Hidouci fait partie des hommes d’Etat algériens qui ont tenté de redresser la barre avant qu’il ne soit trop tard. Ministre de l’Economie sous le gouvernement Mouloud Hamrouche (1989-1991), il a mené une guerre contre la corruption dans les arcanes de…

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