Ce qu'il faut savoir sur l'affaire Hajar Raissouni

Journaliste au quotidien arabophone Akhbar Al Yaoum, Hajar Raissouni 
a été arrêtée le 31 août à proximité d’une clinique de Rabat où la police 
la suspecte d’avoir subi un avortement interdit par la loi.

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En application de l’article 454 du Code pénal, Hajar Raissouni encourt jusqu’à deux ans de prison. Crédit: DR

Hajar Raissouni, une jeune femme de 28 ans, journaliste au sein du quotidien arabophone Akhbar Al Yaoum, a été arrêtée le 31 août à proximité d’une clinique de Rabat où la police la suspecte d’avoir subi un avortement. Elle est depuis maintenue en détention provisoire, après avoir été présentée devant le procureur du roi le 2 septembre, et ce au moins jusqu’à une prochaine audience le 9 septembre. La qualification des faits retenus à l’encontre de la jeune femme est “relations sexuelles illégales ayant entraîné une grossesse” et “avortement illégal”. En application de l’article 454 du Code pénal, elle encourt jusqu’à deux ans de prison. Sont également détenus le médecin suspecté d’avoir pratiqué l’acte, son infirmier, sa secrétaire, ainsi que le fiancé de Hajar Raissouni, un universitaire de nationalité soudanaise. La date de leur mariage était fixée au 14 septembre.

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