Les recommandations de l'Istiqlal pour la prochaine loi de finances

Les recommandations de l'Istiqlal pour la prochaine loi de finances

Dans une note de cadrage publiée sur son site, le parti de l'Istiqlal via l'Alliance des Économistes Istiqlaliens (AEI) fait part de ses suggestions au gouvernement concernant le projet de loi de finances (PLF) 2020. Son but : “regagner la confiance des investisseurs et donner espoir aux citoyens”.

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Nizar Baraka, secrétaire général du parti de l'Istiqlal. Crédit: AFP

L’Istiqlal a récemment publié une note de cadrage intitulée “Relance économique” en guise de contribution au projet de loi de finances (PLF) 2020. Le texte indique d’entrée que “la croissance économique s’écarte nettement des 5,5% fixé à l’horizon 2021 avec 4,10% en 2017 ; 3% en 2018 ; de 2,7% estimé pour 2019 et 3,4% prévu pour 2020 selon le HCP”.

Améliorer le pouvoir d’achat

Le parti de Nizar Baraka rappelle également que le taux de chômage est lui aussi loin des objectifs gouvernementaux. Il se situe en effet à 10%, contre les 8,5% promis. Autant de rappels qui contrastent avec les prédictions plutôt optimistes du chef du gouvernement, lors de sa note de cadrage à la mi-août.

La note de l’Istiqlal présente différentes recommandations pour améliorer la confiance des ménages, notamment sur le pouvoir d’achat. Le parti à la balance recommande un élargissement ainsi qu’un relèvement des tranches de l’impôt sur le revenu. L’objectif : “aboutir à une plus grande progressivité et réduire ainsi la pression fiscale sur les classes moyennes et démunies”.

La note recommande également “la déduction, de la base imposable au titre de l’IR, des dépenses destinées au financement de l’éducation des enfants à charge”. L’Istiqlal conseille par ailleurs d’exonérer de TVA “tous les actes médicaux et les médicaments, notamment ceux concernant le traitement des maladies chroniques”.

Accélérer la généralisation de la couverture médicale

Au niveau des secteurs régaliens comme l’éducation et la santé, l’Istiqlal recommande au gouvernement “la mise à niveau des programmes et de la pédagogie afin d’améliorer les capacités des élèves, renforcer leurs compétences et faciliter leur insertion dans la Société du Savoir“ ainsi que “La valorisation et la promotion de la formation professionnelle en adéquation avec les besoins du développement de notre économie”. Une suggestion qui va dans le même sens que le ministre de l’Éducation nationale, Saaïd Amzazi.

Concernant la santé, le parti de la balance met l’accent sur la généralisation de la protection sociale. Un projet qui nécessite un élargissement du système de couverture actuel. L’Istiqlal insiste également sur la nécessité d’une “réforme globale des régimes de retraite et la formation de médecins et cadres de la santé de grande qualité et en nombre suffisant”.

Sur le sujet des emplois et la frilosité des opérateurs économiques, l’alliance des économistes istiqlaliens (AEI) précise dans sa note qu’il est primordial de remédier au problème des délais de paiement qui impacte principalement les PME et TPE.

Ils incitent également le gouvernement à “accélérer et généraliser la digitalisation des services des administrations et collectivités adressés aux entreprises”.  Ils recommandent également à l’Exécutif d’octroyer des subventions et crédits d’impôt aux entreprises innovantes ou oeuvrant dans des secteurs clés comme l’éducation, et la recherche & développement. “Ces projets viendraient compléter et rentabiliser les investissements d’infrastructures déjà réalisés par l’Etat. Ils doivent être ciblés selon les secteurs et les régions à développer”, relève encore la note.

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