Vahid Halilhodzic: "Je ne suis pas là pour l'argent"

Vahid Halilhodzic: "Je ne suis pas là pour l'argent"

Vahid Halilhodzic a officiellement été nommé nouveau sélectionneur des Lions de l'Atlas. Le Bosnien aura pour objectif de faire mieux que son prédécesseur Hervé Renard alors qu'il revient au Maroc, 22 ans après l'avoir quitté en héros.

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Vahid Halilhodzic, sélectionneur de l'équipe nationale. Crédit: Tniouni/TelQuel

Vahid Halilhodzic a officiellement été présenté aujourd’hui aux médias marocains en tant que sélectionneur des Lions de l’Atlas. Le Bosnien s’est engagé pour quatre ans et aura pour objectif de faire mieux que son prédécesseur, Hervé Renard. Lors de la conférence de presse de présentation, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, a dévoilé les détails du contrat du nouveau patron des Lions. L’occasion pour celui qui a mené le Raja sur le toit de l’Afrique en 1997 de s’exprimer sur ses ambitions à la tête de l’équipe nationale.

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Halilhodzic moins cher que Renard

Je ne suis pas là pour l’argent, si c’était le cas je ne serais pas là… du tout”, a déclaré Vahid Halilhodzic lors de sa première rencontre avec la presse nationale, cet après-midi à Rabat, au siège de la FRMF. Lors de la présentation du nouveau sélectionneur, Fouzi Lekjaa a brisé un tabou en acceptant de donner des indications sur son salaire. Ce dernier a été fixé à 800.000 dirhams mensuels.

En effet, pour être sélectionneur du Maroc, Vahid Halilhodzic a dû faire un effort sur son salaire pour toucher beaucoup moins que son prédécesseur (1,2 million/mois). Pourtant, ses objectifs n’en sont pas moins relevés. Il a expliqué que c’est surtout le challenge qui l’intéressait en acceptant ce poste à haute responsabilité.

Pas plus tard qu’hier j’ai eu deux propositions, plus intéressantes financièrement. Vous savez, j’ai connu la guerre. Un jour j’étais riche, le lendemain j’étais pauvre et je l’ai bien vécu. Donc l’argent n’a pas beaucoup d’importance pour moi. Je le répète, je ne suis pas là pour l’argent”, a martelé le nouveau patron de la tanière.

Retour aux sources

Pour moi c’est un retour aux sources. J’ai passé un an ici. J’ai gardé pendant plus de 20 ans beaucoup d’amis ici, j’ai toujours le contact avec certains. Je n’ai jamais oublié mon passage ici et j’y venais souvent pour me reposer un peu. Mais avoir l’équipe nationale, c’est vraiment énorme pour moi. C’est un grand honneur et surtout une grande responsabilité”, a confié l’ancien coach du Raja, qui espère revivre au Maroc les mêmes joies qu’en Algérie en 2014, lorsqu’il a qualifié les Fennecs pour le deuxième tour du Mondial brésilien.

Pour l’aider à réaliser ses objectifs sur le long et le court terme, le sélectionneur national pourra compter sur un staff technique “mixte” selon ses dires. Contrairement à Hervé Renard, il confie qu’il ne comptera pas exclusivement sur des Européens dans son staff, mais tentera de trouver les meilleurs éléments marocains pour composer la meilleure équipe possible.

Je suis en discussions pour construire le staff technique et médical, il y a des nouveaux qui vont arriver. J’ai beaucoup travaillé sur ça, car il faut que je donne une première liste demain. Qui va travailler avec moi? Je ne saurais pas le dire, mais ce qui est certain, c’est qu’il faut former un staff performant vu les grandes attentes” a-t-il précisé.

L’arrivée d’Halilhodzic sonne aussi comme une bonne nouvelle pour les joueurs locaux. “Des équipes marocaines sont championnes d’Afrique ou finalistes, c’est-à-dire qu’il y a de bons éléments. Il faudra les suivre de très près et j’affecterai des personnes spécialement pour cette raison”, a-t-il déclaré. “Il y a aussi le facteur proximité qui nous a aidés à faire notre choix. Il a réussi à qualifier trois nations différentes au Mondial (Côte d’Ivoire, Algérie, Japon, NDLR), c’est dire qu’il connaît le continent”, a expliqué de son côté le président de la FRMF. “D’ailleurs, plusieurs clauses ont été ajoutées à son contrat, comme la résidence obligatoire à Rabat, et sa présence permanente au centre d’entraînement des équipes nationales à Mâamora”. Fouzi Lekjaa a également souligné que le technicien bosnien a bien voulu “s’inscrire dans une logique de développement du football marocain”.

Un contrat d’objectifs

Sur les quatre années qu’il passera sur le banc des Lions de l’Atlas, “Coach Vahid” devra faire beaucoup mieux que son prédécesseur qui a ramené le Maroc en Coupe du monde après 20 ans d’absence, et qui a guidé les Lions de l’Atlas au second tour de la CAN à deux reprises. Sous sa houlette, le Maroc a d’ailleurs réalisé en 2019 le meilleur parcours de son histoire en phase de groupe.

Pour Vahid Halilhodzic, il sera question de se qualifier pour le Mondial 2022, atteindre le dernier carré de la Coupe d’Afrique des nations 2021, et ensuite remporter la CAN 2023. Lors de la présentation du technicien bosnien, Fouzi Lekjaa a souligné que “son contrat est un contrat d’objectif. Si les buts ne sont pas atteints, il y a une clause de résiliation”. Une précision aux allures de mise en garde qui balisera le chemin du technicien bosnien.

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