Déguisés en militaires, des jeunes sèment la panique à Dar Bouazza

Déguisés en militaires, des jeunes sèment la panique à Dar Bouazza

Dans la nuit du 1er aout, plusieurs habitants de Dar Bouazza ont aperçu trois personnes cagoulées, équipées d'armes factices, et déguisées en militaires. L'alerte diffusée sur les réseaux sociaux a rapidement semé la panique sur place.

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Des militaires marocains. Crédit: AFP

Les riverains de Dar Bouazza, à une vingtaine de kilomètres de Casablanca, ont été pris de panique hier soir. Sur les réseaux sociaux, plusieurs d’entre eux ont affirmé avoir vu, aux alentours de 20h30, des personnes cagoulées portant des vêtements de militaires ainsi que des armes à feu à proximité de la plage de Oued Merzeg. Des alertes ont notamment été données sur le groupe Facebook Les Darbistes qui rassemble près de 15.000 membres.

J’habite Dar Bouazza et je rentrais chez moi vers minuit. En passant à côté de l’Ecole belge, j’ai aperçu plusieurs gendarmes à proximité. J’ai paniqué parce que j’étais à Casablanca et mes enfants et ma femme étaient à Dar Bouazza”, nous raconte un habitant de Dar Bouazza. “Certaines voitures paniquées roulaient très vite, des chauffeurs nous ont même demandé de changer de direction”, poursuit-il.

Alertés, les éléments de la gendarmerie royale de Dar Bouazza, accompagnés de ceux de la brigade du 2 mars, ont été mobilisés. Selon une autre source sur place, “les gendarmes ont procédé à l’évacuation des plages privées” très fréquentées en cette période estivale.

Une farce…

En réalité, il s’agissait de trois jeunes, deux hommes et une fille, déguisés en militaires et munis de fausses armes à feu qui étaient, selon plusieurs sources concordantes, en train de tourner une vidéo qu’ils comptaient mettre sur YouTube. Ils étaient en train de célébrer un anniversaire et voulaient faire une farce.

Contactées dans la matinée, la brigade du 2 mars et la gendarmerie royale n’ont pas souhaité commenter l’incident. Selon Hespress, qui cite des sources sur place, les trois jeunes ont été arrêtés et conduits au siège de la gendarmerie pour être interrogés. Ils ont été relâchés ensuite puisqu’ils ne “constituaient pas de menace réelle”.

L’incident intervient alors qu’un autre “crime terroriste fictif” a été dénoncé à Fès. Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale, la personne qui a dénoncé le faux incident savait “qu’il n’avait pas eu lieu”.

L’homme, âgé de 45 ans, avait “appelé par téléphone la salle de commandement et de coordination, relevant de la préfecture de police de Fès et chargée de recevoir les appels des citoyens et de gérer les interventions policières sur la voie publique, pour dénoncer un crime terroriste fictif à l’aéroport Fès-Sais, avant qu’il ne raccroche sans révéler son identité”. Les investigations ont abouti à l’arrestation du suspect “dans un bref délai”, poursuit la DGSN dans son communiqué. Il a été placé en garde à vue et mis à la disposition de l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent.

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