Le Maroc entre Balzac et Zola

Le Maroc entre Balzac et Zola

Par Omar Saghi

Les Marocains ne sont pas de grands lecteurs. Mais le peu qu’ils lisent est révélateur. Les goûts esthétiques sont de puissants sismographes de l’état profond d’une société. Par exemple, je me suis toujours étonné de cette appétence toute marocaine pour les réalistes français du XIXe siècle. Balzac, Maupassant et Zola sont des best-sellers absolus de ce côté-ci de la Méditerranée. Et il ne s’agit pas seulement d’une pression scolaire à lire le canon académique.

Balzac est authentiquement apprécié. Autant, ou plus que Coelho ou Musso. Et l’explication qui vient naturellement à l’esprit, c’est que l’état de la société marocaine correspond, quelque part, à ce que décrit Balzac. Revenons à ses grands titres: Le Colonel Chabert ou Les Illusions perdues. De quoi s’agit-il, fondamentalement? De mariage.

Le nerf décisif du récit balzacien, ce n’est ni l’amour ni la vocation artistique, mais la formation des ménages. Et ses dessous : patrimoine (visible et caché), titres et places dans la hiérarchie sociopolitique, et danger des mésalliances. D’où ce paradoxe balzacien :...

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