Le procès Hamieddine-Aït El Jid reporté au 17 septembre

Le procès reporté au 17 septembre

Lors de la septième audience du procès Hamieddine-Aït El Jid, le procureur du roi a demandé un délai pour formuler sa réponse à la défense d’Abdelali Hamieddine. Dans le même temps, plusieurs avocats représentant la partie civile ont déposé une demande de retrait auprès du juge.

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Tniouni/TelQuel

Nouveau report pour le procès Hamieddine-Ait El Jid. Le procureur du roi près la cour d’appel de Fès a demandé hier, 23 juillet, un délai au juge afin de préparer une réponse à la défense de l’élu PJD, rapporte TelQuel Arabi.

L’audience a également été marquée par la demande de retrait déposée par un groupe d’avocats chargés de représenter la famille de Benaissa Aït El Jid, l’étudiant de gauche assassiné dans les années 90. Selon Hespress, qui citent une source ayant assisté au procès, “l’un des avocats en question a présenté au juge d’instruction une lettre de désistement, signifiant qu’il suspend, au nom d’une dizaine d’avocats membres de la partie civile signataires du document, ses services de défense devant la Cour dans le cadre de cette affaire”.

Si peu d’informations filtrent sur les raisons de cette demande, il est à noter que Hassan Aït El Jid, un membre de la famille de la victime, a confié à la presse qu’il avait personnellement demandé le retrait de ces avocats. Toujours d’après TelQuel Arabi, ce dernier a également affirmé que l’un des avocats, Mohamed Hadach, avait présenté lors de sa plaidoirie des arguments allant dans le sens de la défense d’Abdelali Hamieddine.

Pour rappel, l’élu PJD est accusé d’avoir participé au meurtre de Benaissa Ait El Jid lors d’un affrontement entre étudiants gauchistes et islamistes de l’université Sidi Mohammed Benabdellah de Fès, également connue sous le nom de Dar El Mehraz. Hamieddine avait déjà été condamné pour “participation à une rixe au cours de laquelle sont exercées des violences ayant entraîné la mort”, selon les dispositions de l’article 405 du Code pénal. Il avait alors écopé d’une peine de deux ans de prison en 1993. Un jugement confirmé en appel et en cassation.

En 2004, bien après avoir purgé sa peine, il saisit l’Instance Équité et Réconciliation, à laquelle il réclame des dédommagements en réparation de “la torture subie lors de son arrestation ». L’IER répond favorablement, et Hamieddine est indemnisé à hauteur de 82.900 dirhams.

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En 2018, Hamieddine est de nouveau poursuivi, cette fois-ci pour “complicité d’assassinat”, selon les dispositions des articles 128, 392, 393, 394 et 395 du Code pénal et à la lumière d’un nouveau témoignage qui, selon le juge actuellement en charge de l’affaire, n’avait pas été étudié lors du premier procès du leader islamiste. La justice s’appuie également sur l’article 369 du Code de procédure pénale en vertu duquel “tout prévenu acquitté ou absous ne peut plus être poursuivi en raison des mêmes faits, même sous une qualification juridique différente” ouvrant ainsi la voie à ce nouveau procès dont la prochaine audience se tiendra le 17 septembre prochain.

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