Anarchie dans le transport médical, le SOS des ambulanciers du privé

Le secteur du transport sanitaire est dans un trou juridique. La grande majorité des ambulances privées roulent sans autorisation, et le personnel n’est pas assez formé. Une situation qui résulte d’un manque d'implication de la tutelle, selon les experts. Mais l'Exécutif s'apprête à remédier à cette situation. 

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Moi c’est 100 dirhams ! Moi c’est 80 !”. L’anarchie règne devant le Centre hospitalier universitaire Ibn Rochd de Casablanca où petites ambulances, camionnettes et fourgons sont garés. Devant, leurs chauffeurs se massent pour tenter de récupérer des patients cherchant à rentrer chez eux depuis l’hôpital. Mais ce que nombre de patients ne savent pas, c’est que la plupart de ces transports ambulanciers n’obéissent à aucune norme sanitaire et roulent sans autorisation, tandis que leurs chauffeurs ne sont pas formés aux transports de malades. “Plus de 80% des entreprises opérant dans le transport des malades travaillent sans autorisation. En cas d’accident mortel, la catastrophe est assurée surtout si une ambulance appartenant à ces entreprises a utilisé sa sirène pour  passer à vive allure”, expose Abdelhamid El Mouadden, président de l’Association nationale des services ambulanciers du Maroc…

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