Poésie: Alfred Alexandre fait revivre Leïla et Majnoun

Mirage. Dans un subtil et sensuel premier recueil de poésie, l’écrivain martiniquais Alfred Alexandre revisite le mythe de Majnoun et Leïla.

Leïla dit que qui est fou d’elle / a eu raison d’aller l’attendre dans le désert”. De grain de sable en rivage, de vague en port, dans l’embrassement du soleil et de mémoires anciennes, se déploie sa légende, celle d’un amour hors du temps.

La ballade de Leïla Khane, Alfred Alexandre, Mémoire d’encrier, 56 p. 160 DHCrédit: DR
Le recueil est placé sous l’égide spirituelle des Confessions de Saint-Augustin: “Je vins à Carthage. Je n’aimais pas encore, et j’aimais à aimer. Aimant aimer, je cherchais un objet à mon amour.” De cet amour impossible, de cette quête sans fin, Alfred Alexandre retient la nécessité du départ, de l’exil. Il peuple son poème du souvenir de villes incendiées et d’horizons lointains porteurs de l’espoir d’un bateau. “C’est à Carthagène des Indes, en Colombie, qu’un jour de soleil et de pluie, un savant que je naviguais jusqu’aux îles du Rosaire m’enseigna…

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