Pif, PAM, pfiou…

Par Aicha Akalay

Nous sommes en 2009, à la fin d’un Conseil de gouvernement. Le Premier ministre Abbas El Fassi s’enquiert des préparatifs des prochaines communales prévues en juin. Le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, évoque alors une circulaire pour interdire la transhumance. Autour de la table, l’audience est acquise à l’idée, mais le Premier ministre se montre prudent: la question n’étant pas à l’ordre du jour, “il faut prendre le temps d’analyser avant de prendre la décision”. C’était pourtant cela, le plan du PAM, faire une razzia dans nos communes en s’appuyant sur les notables des autres partis. Lorsque la nouvelle de cet échange gouvernemental s’ébruite — très vite, à deux heures du matin précisément —, un cacique du PAM se révolte et dénonce, auprès de Abbas El Fassi, un complot. La circulaire ne verra jamais le jour, et la suite est déjà écrite. Le PAM, créé un an plus tôt, arrive premier avec plus de 6000 sièges, à l’issue d’un scrutin dont les irrégularités sont légion. L’Etat a soutenu ostensiblement un parti politique au détriment de tous les autres. C’est à…

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