2007-2011: “Mon programme est celui de Sa Majesté”

Abbas El Fassi accompagne religieusement les politiques sectorielles activées par le Palais. Focalisés sur les grands chantiers, la monarchie et le gouvernement ne voient pas arriver le Mouvement du 20 février qui réclame une nouvelle constitution plus libérale.

Par , et

telquel

En 2007, les urnes livrent deux constats positifs. Les deuxièmes élections législatives sous le règne de Mohammed VI sont jugées transparentes par les observateurs marocains et internationaux avec des résultats qui, pour la première fois, sont détaillés par préfecture, province et circonscription électorale. Seul le PJD, déçu de sa deuxième place, crie à la fraude et se plaint du découpage électoral. L’autre motif de satisfaction est la nomination d’un Premier ministre politique, mettant fin à cinq ans de gouvernement dirigé par un technocrate. Mohammed VI porte son choix sur Abbas El Fassi, secrétaire général de l’Istiqlal, parti arrivé en tête des élections. “Ce choix marquait un retour au processus démocratique d’autant plus notable que la Constitution de l’époque disait de manière laconique que “le Roi nomme le Premier ministre” sans préciser, comme ce sera fait plus tard en 2011, qu’il devait être…

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