Hassan Mégri, l'homme et la flamme

Parti tôt ce dimanche 14 juillet, l’artiste, que seule la chanson “Hey Di Dam Dam” le réunit avec Les Frères Mégri, était aussi plasticien. Journaliste culturel du dimanche, il tourne une page 
où l’art se griffonnait avec ardeur. Il avait 77 ans.

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Hassan Mégri est décédé à l'âge de 77 ans. Humble et pétulant, il a créé à tour de bras. Crédit: DR

Un départ vespéral, comme raconté en partie en 1970 par son jeune frère Younès dans “Leili Twil” (disque d’Or chez Polydor), une nuit longue et douloureuse. Malade et affaibli, Hassan s’en va à cinq jours de son anniversaire. Sa vie, il en fait don à l’art, offrant sa sensibilité à la musique et à la peinture. Il caresse également le journalisme culturel, notamment sur les colonnes du quotidien L’Opinion. Connu pour un sens sans retenue du partage, son ouverture à l’autre éblouit comme une enseigne en néon. Humble et pétulant, il crée à tour de bras. Sa modestie est celle des grands. Au point que ses joues tournent souvent au rouge, à croire que son capillaire fait corps avec sa peau. Un être rare, enfant d’une ligne de démarcation.

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