L'essence et la sentence

Le Conseil de la concurrence a adressé ses griefs à la totalité des compagnies pétrolières du Maroc. Elles sont soupçonnées de s’être entendues afin de gonfler les prix des carburants à la pompe. Le gendarme de la concurrence dispose aujourd’hui d’instruments de sanction aussi forts qu’inédits. En fera-t-il usage ?

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L'ensemble des compagnies pétrolières opérant au Maroc sont soupçonnées d’entente illicite qui a conduit à la flambée des marges bénéficiaires sur les ventes de carburants. Crédit: AFP

L’ensemble des compagnies pétrolières opérant au Maroc vont être entendues lundi 22 juillet par le Conseil de la concurrence. Suite à la plainte déposée par le Syndicat des professionnels du transport routier, l’instance a adressé ses griefs aux distributeurs d’hydrocarbures. Dans l’air, des soupçons d’entente illicite qui a conduit à la flambée des marges bénéficiaires sur les ventes de carburants, comme TelQuel l’avait révélé en mai 2017. Pour l’institution présidée par Driss Guerraoui, c’est une première. Jamais, dans l’histoire de la concurrence au Maroc, le Conseil n’avait eu à statuer sur une affaire de ce poids. D’autant que le gendarme de la concurrence, réarmé par la récente loi 104-12, dispose désormais d’un arsenal juridique complet, lui permettant de décider et d’exécuter des sanctions à l’encontre des entreprises qui se seraient…

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