Rachid Hayeg, travailleur à la chaîne

Musicien, producteur, entrepreneur, Hayeg a de l’ambition à en revendre. Avec le feu vert de la HACA, ses rêves d’entertainment global pourraient bien devenir réalité.

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Du derb au desk

Fatigué, grippé et enroué, c’est un peu souffrant que Rachid Hayeg nous accorde de son temps. Issu d’une famille de musiciens de Derb Soltane, c’est dans les rues de ce quartier populaire casablancais qu’il se découvre une passion dévorante pour la musique. “J’ai commencé à jouer du synthétiseur à l’âge de 9 ans et ça ne m’a jamais quitté”. Adolescent, il se laisse bercer par les mélopées envoûtantes du tarab, à travers des légendes comme Oum Kalthoum, Abdelhalim Hafez, Fairouz, Mohamed El Hayani ou Abdelhadi Belkhayat. Il lance même un groupe, Le Caire, pour pratiquer ses gammes. Mais c’est en 1990, l’année de son baccalauréat, qu’il passe aux choses sérieuses en fondant le label Enregistrements Le Caire avec des membres de sa famille. “Nous produisions des artistes marocains et nous étions les représentants exclusifs de Rotana Records, qui regroupait toutes les stars du…

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