La ZLEC, un eldorado africain ?

La ZLEC, un eldorado africain ?

Le 7 juillet à Niamey, l'UA a lancé les opérations de la ZLEC, la zone de libre-échange inter-africaine. Entre rêves économiques et obstacles politiques, tout reste à faire.

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Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, prononce un discours lors du sommet de l'Union africaine au Palais des Congrès de Niamey, le 7 juillet 2019. Les dirigeants africains se sont réunis afin de ratifier l'accord matérialisant la naissance de la ZLEC. Crédit: AFP

L’Afrique est mauvaise cliente de l’Afrique. Ce constat, les 31 chefs d’État et plus de 100 ministres africains, réunis le 7 juillet à Niamey (Niger) pour le Sommet de l’Union Africaine (UA), l’avaient tous en tête.

Selon la CNUCED, l’agence de commerce de l’ONU, le commerce intra-africain ne représentait que 15% du volume global échangé sur le continent noir. Pour comparaison, l’Europe commerce à 67% avec l’Europe, et l’Asie à 61% avec elle-même. Une anomalie à laquelle l’UA veut mettre fin. C’est dans cette optique que l’instance continentale a donné, dimanche dernier, le coup d’envoi de la “phase opérationnelle” de la nouvelle Zone de libre-échange africaine (ZLEC), projet qu’elle peaufine depuis sept années.

Conçue en 2012, la nouvelle zone économique entrera en activité en juillet 2020. En attendant, 53 des 54 pays africains ont déjà donné leur aval. Si le Nigéria, première puissance économique du continent, a longtemps montré des réticences avant de rejoindre le mouvement à Niamey, la ZLEC a emporté l’enthousiasme général des États africains. Seule l’Érythrée manque encore à l’appel.

Commerce intra-africain

La contribution de l’Afrique...

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