Abattoirs publics: vers la fin de l'anarchie?

Associations de consommateurs et vétérinaires s’insurgent contre la situation sanitaire des abattoirs publics de viandes rouges. Mais avec l’entrée en vigueur 
de nouvelles normes fixées par l’ONSSA, les collectivités locales n’auront plus 
d’autre choix que de remettre à niveau leurs structures.

Par

Sur les 650 abattoirs de viandes rouges contrôlés par l’ONSSA, seules huit structures sont en conformité avec le nouveau cahier des charges et disposent de l’agrément sanitaire. Crédit: Toumi

C’est au beau milieu d’un terrain vague, non loin du centre de Sidi Smaïl, que nous retrouvons Hassan Haidara, un “chevillard”, comme on dit dans le milieu. Devant l’entrée de l’ancienne bâtisse aux murs roses, les flaques de sang témoignent de l’abattage de la matinée, destiné à la consommation des habitants de cette petite commune située à une quarantaine de kilomètres au sud d’El Jadida. “Nous égorgeons ici entre huit et douze bêtes par jour en moyenne”, explique Hassan. L’intérieur est vétuste et, à l’exception d’un bureau et d’un vestiaire, n’est constitué que d’une seule et même grande pièce. Un détail, mais qui va cependant à l’encontre des nouvelles normes sanitaires fixées par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), via la loi 28-07 relative à la sécurité sanitaire, qui précisent notamment que les secteurs dits “souillés”…

article suivant

3 juillet, 18h : 319 nouveaux cas en 24 heures, 13.288 au total