Victimes d’Imlil: pourquoi l’État pourrait dédommager les familles

Le 27 juin, au procès du double meurtre d’Imlil, les avocats des familles des victimes ont invoqué la “responsabilité pour faute” de l’État marocain, plaidant 
que les précautions “nécessaires pour éviter le crime” n’avaient pas été prises.

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Les plaidoiries des avocats de la partie civile avaient démarré le 27 juin, dans la salle 1 de la Chambre criminelle de la Cour d’appel 
de Rabat. Crédit: RACHID TNIOUNI/TELQUEL

Dix millions de dirhams. C’est le montant des dédommagements réclamés à l’État par la famille de Louisa Vesterager Jespersen, l’une des deux touristes scandinaves assassinées à Chamharouch, dans la région d’Imlil, dans la nuit du 16 au 17 décembre dernier. Un montant jusque-là confidentiel et révélé à TelQuel par Me Khalid El Fataoui, représentant des parents de la victime danoise. Contrairement à ceux de la victime norvégienne, ils se sont constitués partie civile au procès, entamé le 2 mai, des 24 personnes accusées dans le cadre de ce double meurtre. “C’est minime, comparé aux dédommagements réclamés par exemple dans des dossiers d’accidents de la circulation. Ici, ce ne sont pas que des victimes assassinées. C’est une famille blessée, assistée par des psychiatres”, justifie l’avocat. Alors que la Cour avait déjà accepté de convoquer, le 16 mai dernier, l’État en la personne du Chef…

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