IAM: une privatisation et des questions

L’offre publique de vente de 8% des actions Maroc Telecom détenues par l’Etat se déroule du 26 juin au 5 juillet. Cette décision de céder des participations dans le premier opérateur national est-elle judicieuse ?

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Maroc Telecom a présenté ses résultats annuels sur 2019 dans un rapport publié le 17 février. Crédit: AIC PRESS

Acte I de la politique de privatisation annoncée par Mohamed Benchaâboun. Le 31 mai dernier, Maroc Telecom diffusait un communiqué révélant l’intention de l’Etat marocain de céder 8% du capital de l’opérateur historique. Cette opération, censée rapporter à l’Etat la coquette somme de 9 milliards de dirhams, soulève plusieurs questions. Pourquoi céder des actions dans une entreprise qui rapporte 1,8 milliard de dirhams en dividendes annuels ? L’action a-t-elle été correctement valorisée ? Et pourquoi des caisses de retraite se sont-elles accaparées la part du lion ?

Le choix de la facilité ?

Le gouvernement est actionnaire à hauteur de 30% de Maroc Telecom. Cette part n’est pas à vendre”, déclarait l’ancien ministre des Finances, Mohamed Boussaïd, en mars 2018. Il aura fallu un limogeage royal et la nomination d’un successeur pour que le gouvernement change de position sur la question.

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