Festival: dernière transe gnaoua avant le bal de l’Unesco

Festival: dernière transe gnaoua avant le bal de l’Unesco

Dans six mois, l’Unesco décidera d’inscrire ou non l’art gnaoui sur sa liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. En attendant, le 22e Festival Gnaoua et musiques du monde d’Essaouira a sonné comme un dernier appel pour le oui.

Par

YASSINE TOUMI/TELQUEL

La musique gnaoua c’est le blues du Maroc”, nous lance le maâlem Majid Bekkas, rencontré le dernier jour du Festival Gnaoua et musiques du monde à Dar Souiri, après une séance d’hommage au pianiste américain de jazz Randy Weston. Le plus internationalisé des maîtres gnaouas du Maroc, multi-instrumentiste, compositeur, ancien professeur de guitare, co-directeur artistique du festival Jazz au Chellah, est surtout un adepte des fusions de cette musique avec les sonorités afro-américaines.

Gnaoua est une culture très ancienne et très ancrée en Afrique. Pour nous Marocains, très attachés à la sauvegarde de notre culture, nous nous devons de la valoriser. C’est important. La ville d’Essaouira va être aussi davantage mise en valeur parce qu’elle est très attachée à cette musique”, relève celui qui, deux jours plus tôt, s’est illustré en concert sur la place Moulay El Hassan, avec sa formation Afro Gnaoua Jazz Ensemble.

Pendant quatre jours, du 20 au 23 juin, les différentes scènes déployées pour le festival ont accueilli une quarantaine de concerts. Au programme, beaucoup de gnaoua bien sûr, mais aussi des fusions inédites, essence...

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