Le féminisme, une variable géopolitique

Le féminisme, une variable géopolitique

Par Omar Saghi

On peut, en superposant deux photographies, obtenir une image en relief. Cet exercice a son équivalent géopolitique. En associant deux données a priori étrangères l’une à l’autre, une nouvelle perspective peut émerger. Prenons par exemple une carte mondiale des Etats en faillite. Somalie, Afghanistan, Libye, Syrie, Irak, Yémen… hormis quelques pays du bassin du Congo, la majorité forment un chapelet qui parcourt le Moyen-Orient, du Sahel à l’Asie centrale.

Y a-t-il une variable centrale qui expliquerait cette situation de crise? On peut penser à la religion, mais la Turquie, comme la Malaisie ou le Bangladesh, sont des pays musulmans et néanmoins relativement solides et dotés d’institutions efficaces. Le pétrole alors, source de malheur? Peu probable, puisque beaucoup de ces pays en ruine sont dépourvus de ressources en hydrocarbures.

“Les pays en faillite sont aussi les pays qui, avant même leur effondrement, constituaient un enfer juridique et social pour les femmes”

Omar Saghi

La vérité, peut-être faudrait-il la chercher un pas plus loin, en superposant à la carte géopolitique...

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