Faut-il se méfier de la digitalisation?

Par Réda Dalil

Coutumier des pavés dans la mare, le ministre de l’Industrie et de l’Economie numérique vient d’en jeter un nouveau, d’une nature très particulière. A rebours de l’angélisme ambiant autour du digital, Hafid Elalamy a exprimé une inquiétude au sujet de la “menace” que fait peser le e-commerce sur le commerce traditionnel. C’est bien la première fois qu’un responsable de premier plan met un bémol à la “digitalisation heureuse”, sacralisée par les apôtres de la “startup nation”. Oser douter de cette nouvelle économie du savoir vous voue à une volée de bois vert. Le gouvernement en sait quelque chose, lui qui a essuyé un tombereau de critiques lorsqu’un récent rapport de la Cour des comptes a pointé du doigt le retard pris dans le eGov depuis 2014. Dans son acception première, la digitalisation est une quête de productivité. Elle préserve le capital mais bouscule le facteur travail. Elle tire son efficacité d’une explosion de la rentabilité permise par la technologie, mais donne lieu à une inévitable obsolescence de l’humain. Une étude…
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