Les mirages de l’africanisme marocain

Les mirages de l’africanisme marocain

Par Omar Saghi

Le Maroc est suiveur en politique étrangère: pays “ouvert” et “multiculturel”, tant que l’Europe promeut ces valeurs et tend à y conformer sa politique, que deviendra-t-il lorsque l’humeur du Vieux continent va changer? Car elle change, et à vive allure. Les élections européennes passées ne sont qu’un symptôme parmi d’autres.

La montée des populismes n’est pas une fièvre passagère mais une dynamique du temps long. Et plusieurs auteurs occidentaux s’accordent sur le diagnostic. David Goodhart ou Christophe Guilluy, par exemple, dressent le constat d’un Occident qui n’arrive plus à faire bénéficier l’ensemble de la société de la mondialisation.

Les perdants, territoires périphériques et classes moyennes, passé un moment de sidération politique, commencent à s’organiser selon de nouveaux clivages. Contre l’euro fort, contre l’immigration indiscriminée, contre la mondialisation culturelle, et pour la promotion d’une vague restauration identitaire encore brumeuse. Le positionnement du Maroc est très particulier. Sans être candidat à l’entrée dans l’Union européenne, il a fait des lois et valeurs de Bruxelles une sorte d’horizon transcendantal qui guide ses choix géopolitiques.

Car, ne nous y trompons pas, la politique africaine...

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