‘Califes maudits’, coup d'état et spoliation: extraits

Dans l’imaginaire de l’islam sunnite, l’époque des califes est une période idyllique. La réalité est plus nuancée. Après l’enquête polémique sur ‘Les derniers jours de Muhammad’, la chercheure tunisienne Hela Ouardi raconte, dans ‘Les Califes maudits, la déchirure’, la succession du Prophète nouée dans les rivalités, la violence et l’injustice. Passages clés.

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Abû Bakr aux côtés du Prophète Muhammad décédé. Miniature turque 
du 16e siècle. Crédit: DR

Muhammad s’éteint à Médine en 632, sans avoir laissé de testament ni désigné officiellement de successeur. Alors que le corps du Prophète est encore chaud, la rumeur concernant sa mort enfle peu à peu dans les rues de la ville. Et déjà, s’entame une lutte sans merci pour lui succéder.

“Muhammad a passé son chemin, bonnes gens! Maintenant il vous faut un chef! Alors concertez-vous; réfléchissez et dites-moi ce que vous comptez faire”

Abû Bakr
C’est Abû Bakr, le premier compagnon du Prophète, qui annonce la mort de Muhammad publiquement et tente de convaincre les gens que ce dernier n’était qu’un simple mortel. Pour cela, il cite un verset du Coran, que personne n’a entendu auparavant: “Muhammad n’est qu’un messager; des messagers avant lui sont passés. S’il mourrait,…

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