1.161 Marocains expulsés de France en 2018

1.161 Marocains expulsés de France en 2018

Une commission parlementaire française présente le 6 juin son rapport sur le coût du dispositif des expulsions de sans-papiers du territoire français. Ces reconduites à la frontière ont concernées 1.161 Marocains en 2018, selon Le Parisien qui dévoile le contenu du rapport.

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Un avion au dessus du centre de détention de migrants, du Mesnil-Amelot, dans la région parisienne. Crédit: AFP PHOTO / JOEL SAGET

Le quotidien régional français Le Parisien a révélé, le 5 juin, les grandes lignes d’un rapport parlementaire de la mission Asile-immigration-intégration qui sera présenté le 6 juin en commission des Finances. Le rapport établit que 330.000 étrangers étaient en situation irrégulière en France en 2018.

Il y apparaît aussi que les Marocains font partie des cinq nationalités les plus concernées par les expulsions forcées durant cette année. 1161 cas de ressortissants marocains ont été recensés, soit le quatrième pays concerné, juste derrière l’Algérie avec 1525 cas. Les ressortissants albanais et roumains sont les plus concernés avec, respectivement, 2112 et 1909 expulsions en 2018.

Des chiffres records

En 2018, les expulsions d’étrangers en situation irrégulière et leur reconduite à la frontière a coûté un demi-milliard d’euros à l’Etat français. Des chiffres records tant “le nombre d’expulsions forcées n’a jamais été aussi élevé depuis dix ans”, écrit le quotidien, informant que l’enveloppe globale annuelle pour l’État sur cette question est de 1,7 milliards d’euros. Le coût moyen par personne expulsé est estimé à 14.000 euros.

Alors que les “éloignements forcés” représentent 70 à 80% des reconduites à la frontière, ils coutent selon Le Parisien près de “six fois plus cher qu’un retour aidé dans les pays d’origine” : 13.800 euros en moyenne, contre 2.500 euros.

Les députés préconisent donc d’inverser ces résultats et de favoriser les retours aidés. “Ce dispositif fonctionne de manière satisfaisante”, explique au Parisien Jean-Noël Barrot, député du MoDem ayant mené les travaux de la commission parlementaire. Aujourd’hui, ces retours aidés concernent majoritairement les pays des Balkans, comme l’Albanie (2822), Moldavie (844), la Serbie (632) ou encore la Macédoine (585), exception faite de l’Afganistan (1075 cas).

En 2018, 30.276 d’étrangers en situation irrégulière en France ont quitté le pays, contre 26.783 en 2017 : 7.754 départs spontanés, 15.677 éloignements forcés et 6.845 éloignements et départs aidés. La même année, seules 12% des 103.852 obligations de quitter le territoire ont été suivies d’effets.

Dans le même temps, des associations ont vivement pointé la responsabilité de l’Exécutif dans cette politique d’expulsions. Dans un rapport commun, la Cimade – association de soutien politique aux migrants – et d’autres organismes ont dénoncé “une banalisation de l’enfermement qui s’est fortement aggravée depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron”.

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