L’autre “grand remplacement”

L’autre “grand remplacement”

Par Omar Saghi

La victoire des partis populistes aux dernières élections européennes confirme une tendance désormais irrépressible: la question migratoire est devenue centrale dans la grammaire politique occidentale. Et dans les prochaines années, le phénomène va s’amplifier.

Une formule en particulier s’est installée dans le vocabulaire européen et nord-américain: “le grand remplacement” de Renaud Camus, cette menace diffuse incarnée par les flux migratoires qui risquent de submerger la population européenne autochtone. L’opinion “migrationniste” s’en désole. Ce serait là encore une preuve de la xénophobie essentielle du monde occidental. Accueillir des Syriens, par exemple, est une exigence morale de type kantien, un impératif qui ne se discute pas. Ils ont sans doute raison.

Mais le tableau n’est pas complet. Le Moyen-Orient, l’un des foyers principaux d’émissions des vagues migratoires récentes, est désormais à son tour le lieu de processus de “grand remplacement” de population, pour parler comme Renaud Camus, d’une ampleur inédite. Or, on sera surpris d’apprendre que les locaux, qui envoient leurs enfants vers l’Europe, ne veulent absolument pas accueillir à leur tour la diversité et tout l’enrichissement qu’elle promet. Tour d’horizon.

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