Université: l'interdiction qui ne passe pas

Université: l'interdiction qui ne passe pas

Début mai, le ministre de l’Enseignement supérieur a diffusé une note demandant aux présidents d’université l’interdiction de toute activité para-universitaire. Si Saaid Amzazi évoque les risques de violence, d’autres y voient une restriction à la liberté d’expression et une atteinte à l’indépendance de l’espace universitaire.

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Emeutes à l’université Ibn Zohr d’Agadir en 2016. En mai 2018, un étudiant trouve la mort après avoir été blessé lors d’affrontements, survenus à la Faculté des lettres et des sciences humaines de la même université. Crédit: AFP

Nous n’accepterons jamais que les universités deviennent un espace de violence hostile au pluralisme culturel et intellectuel”. C’est ainsi qu’a justifié le ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Saaid Amzazi, la note qu’il a adressée, le 3 mai courant, aux présidents d’université.

Celle-ci les exhorte à “ne pas autoriser l’organisation d’évènements ou de manifestations” par des “personnes ou organisations étrangères” dans l’enceinte universitaire, précisait-il dans son courrier. Une décision qui inclut “toute sorte de manifestation quelle que soit sa nature”. Selon le ministre, qui répondait à une question posée par le groupe de l’Istiqlal, le 13 mai à la Chambre des représentants, la mesure a été décidée “après une série d’événements déplorables survenus au sein de l’espace universitaire”. L’objectif est d’en finir avec certaines “activités peu respectueuses des valeurs de l’université”, a-t-il ajouté, sans donner plus de précisions.

Contexte de violence

Cette note intervient dans un contexte où plusieurs activités universitaires organisées récemment ont été marquées par des violences. Maintenant, nous sommes sur le point de clôturer l’année universitaire et...

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