Réconcilier la police et le citoyen

Par Réda Dalil

Les réactions à l’affaire Amine Radi, jeune comique ayant diffusé sur Facebook son agression par un agent de la circulation, sont pour le moins mitigées. Si la majorité des internautes a été ulcérée par l’agression froide dont fut victime le jeune automobiliste, beaucoup, sur les réseaux sociaux ont, à l’inverse, avancé des excuses au comportement de l’agent, relativisant un coup de sang induit par l’épreuve du jeûne et une exposition prolongée au soleil caniculaire, voire un comportement indélicat du comique. Ce bénéfice du doute accordé à l’agent rend compte d’un certain capital sympathie à l’endroit de la police, résultat d’une mue réelle opérée par ses services. Le rajeunissement des troupes, doublé d’un effort notable en matière de transparence, a permis à la DGSN de faire peau neuve. C’est une évidence. Certes, dans l’affaire Amine Radi, la thèse du cas isolé peut être invoquée. Au fond, les brebis galeuses existent, et en ces temps d’amplification extrême due à l’effet de loupe des réseaux sociaux, il suffit d’une seule bavure pour jeter le discrédit sur toute une institution. Cela dit, quand bien…

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