A.Benmakhlouf: “Tout manquement dans l'éducation est un incendie social”

Le philosophe analyse l’échec du système éducatif national, l’intérêt de (re)lire les philosophes arabes et les enjeux de la bioéthique. Curieux, prenant de la hauteur tout en étant ancré dans la réalité marocaine.

Par

Ali Benmakhlouf.

Nous avons rencontré Ali Benmakhlouf au Printemps des livres et des arts de Tanger, à quelques heures de sa lecture poétique d’Un cœur simple, de Gustave Flaubert. Un écrivain, parmi d’autres, qui a influencé son œuvre prolifique. “Tous m’ont fait quitter la certitude et m’ont transmis un amour immodéré pour la précision”, admet ce membre de la Société française de philosophie, en citant aussi bien Montaigne que Lewis Carroll. Comme ses penseurs de prédilection, il fuit l’abscons. “Je souhaite seulement être clair”, espère cet agrégé de philosophie et professeur à l’Université de Paris-Est Créteil. Ses recherches portent aussi bien sur l’histoire et la philosophie de la logique que sur les penseurs arabes du Moyen-âge. Ali Benmakhlouf a quelques thèmes de prédilection, comme l’identité, la raison, le droit et les institutions. Selon vous, l’éducation n’est pas un bien marchand….

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