Stationnement: gardiens de voitures, la bête noire des Casablancais

Ils gagnent largement plus que le SMIG, travaillent majoritairement sans autorisation et font la loi dans les rues de Casablanca, au grand dam des conducteurs et des autorités, déterminées à reprendre les choses en main.

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Le conseil communal travaille sur une application mobile pour identifier les gardiens et les zones de stationnement. Crédit: Yassine Toumi/TELQUEL

Le 13 mai, des internautes casablancais ont lancé sur Facebook un hashtag #9hartouna (on en a marre), appelant les autorités locales à intervenir pour mettre fin à la mainmise des hommes aux gilets jaunes sur les ruelles, rues et grands boulevards de Casablanca. Ces “faux” gardiens, qui ne disposent souvent pas d’autorisation, exigent des automobilistes de payer d’avance pour le stationnement de leurs véhicules, même pour une très courte durée, ce qui a amené ces derniers à solliciter l’intervention urgente des autorités locales. Un ras-le-bol qui s’est exacerbé avec le ramadan, mois pendant lequel le stationnement est encore plus difficile à Casablanca. “Ces ‘Gilets jaunes’ sont devenus de plus en plus nombreux, plus puissants et plus agressifs. Ils réclament le paiement d’un service qu’ils n’assurent pas”, commente une automobiliste en colère sur Facebook.

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