SAMIR : Al Amoudi réclame 14 milliards de dirhams au Maroc

SAMIR : Al Amoudi réclame 14 milliards de dirhams au Maroc

Dans son arbitrage avec le Maroc auprès du CIRDI, Sheikh Al Amoudi réclame 14 milliards de dirhams. Ce montant correspond aux dommages qu'il aurait subis suite à la faillite de la SAMIR.

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Cheikh Mohammed Hussein Al-Amoudi Crédit: DR

Sheikh Mohamed Al Amoudi réclame 1,5 milliard dollars, soit 14 milliards de dirhams au Maroc. C’est le montant des dédommagements que l’entreprise Corral Morocco Holdings, propriétaire de la SAMIR, demande dans sa plainte contre le Royaume auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), rattaché à la Banque mondiale, révèle Medias24.

La procédure d’arbitrage a été initiée le 14 mars 2018 par Corral Morocco Holdings. Dans son dossier, Al Amoudi invoque la convention de promotion et de protection des investissements signée en 1990 entre le Maroc et la Suède. En 2015, dans une lettre adressée au chef de gouvernement de l’époque Abdellilah Benkirane, il brandissait la menace de saisir le CIRDI, reprochant à l’État de lui imposer “des entraves et un traitement injuste concernant son investissement”. Exemples : la saisie des comptes bancaires de la SAMIR et l’interdiction pour les bateaux d’accoster au quai de déchargement.

Selon Al Amoudi, la suspension en août 2015 de l’activité de raffinage n’était que la conséquence directe de ces entraves. Le Maroc, de son côté, réclame le paiement de sa dette estimée à 45 milliards de dirhams. Pour le défendre dans cette procédure, le Maroc a engagé le cabinet de Hicham Naciri, Naciri & Associés Allen & Overy

Le tribunal de commerce de Casablanca avait décidé, le 5 novembre dernier, l’extension de la liquidation judiciaire de la SAMIR aux administrateurs de l’entreprise, parmi lesquels Cheikh Al Amoudi (PDG), Jamal Ba-Amer (directeur général). Le juge avait alors estimé que des fautes de gestion des administrateurs de la raffinerie avaient directement provoqué sa faillite.

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