Cette intolérable ingérence européenne

Par Réda Dalil

Pierre Moscovici ne manque vraiment pas d’air. Aux Assises de la fiscalité, le 4 mai, devant tout ce que compte le Maroc comme décideurs, le commissaire européen a tranquillement expliqué que pour sortir de la liste grise des paradis fiscaux, le royaume devait revoir sa fiscalité à l’export et dans les zones franches. Rappelons tout de même que la fiscalité allégée que l’on accorde aux multinationales attire les IDE et engendre son lot d’emplois, surtout au profit des jeunes. Quand PSA décide de produire 100.000 véhicules par an à Kénitra, un IS à 0% pendant les cinq premières années n’y est pas pour rien. Ne soyons pas dupes, notre économie peu industrieuse et de plus en plus gagnée par la déferlante numérique, disqualifie les ni-ni, les littéraires et les moyennement formés. Et l’on voudrait, pour plaire à Moscovici, aligner nos taux d’impôts avec ceux de l’UE afin d’éviter toute concurrence jugée “déloyale” et, ce faisant, condamner les travailleurs manuels (les plus nombreux) à une oisiveté assassine. En vérité, le Maroc a trop cédé à l’UE. Il a ouvert son marché aux…

article suivant

Ca démarre fort pour les 16 startups marocaines présentes à Vivatech Paris