Alger-Moscou, aller-retour

Par Omar Saghi

Il est possible de lire dans les événements en cours en Algérie une certaine logique. Elle puise en partie son vocabulaire dans le Printemps arabe de 2011, mais sa grammaire profonde est à chercher ailleurs. Alger et Moscou entretiennent des relations anciennes, mais plus encore, les structures, les rythmes d’évolution, les cultures politiques des deux pays sont similaires. On peut trouver en Russie une réponse aux interrogations algériennes. En 1999, Vladimir Poutine et Abdelaziz Bouteflika accèdent au pouvoir. Poutine comme Premier ministre puis président, Bouteflika comme président. Pour l’Algérie comme pour la Russie, il s’agit de fermer la parenthèse désastreuse de sortie de la Guerre froide. Les années 1990 sont terribles pour les deux pays. Aussi Poutine comme Bouteflika s’engagent à ressusciter des nations blessées. Ils vont réussir, le pétrole et le patriotisme aidant. Mais il existe déjà, à ce moment-là, une différence, une symétrie plutôt, entre les deux hommes et les deux régimes qu’ils instaurent. Poutine a été appelé par des oligarques, cette bande d’affairistes qui profitèrent de la chute de l’URSS, pour servir de marionnette plus vivace que…

article suivant

Officiel : Le pont de Sidi Maarouf ouvert le 10 mai à la circulation