L’   “Erdoganisation” d’Israël

L’   “Erdoganisation” d’Israël

Par Omar Saghi

Il y a quelques jours, Benjamin Netanyahu a remporté, de nouveau, les élections législatives en Israël. Ni les procureurs qui le talonnent pour soupçon de corruption, ni l’usure du pouvoir n’ont entamé sa capacité à rebondir. L’usure du pouvoir, oui, parce que Benjamin Netanyahu est en passe de battre le record de longévité politique dans l’Etat hébreu. Le détenteur du titre est, comme il se doit, le fondateur d’Israël, David Ben Gourion, Premier ministre de 1948 à 1954, puis de 1955 à 1963, soit quatorze années à la tête du gouvernement dans un régime parlementaire très instable.

Benjamin Netanyahu fut Premier ministre de 1996 à 1999, puis depuis 2009 sans interruption. A quelques mois près, il va détrôner Ben Gourion. Pourquoi ces laborieuses additions ? Qu’importe la durée en politique, l’impact des actions n’est-il pas plus important ? Parce qu’il s’agit, aussi, d’une guerre symbolique implicite contre les fondateurs. Et pour mieux comprendre, il faut se pencher sur le cas d’un pays voisin, qu’on oppose un peu vite à Israël aujourd’hui, mais qui entretient avec lui d’importantes similarités : la Turquie.

Comme Israël,...

L’accés à l’intégralité de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous à partir de 10DH Déjà abonné ? Identifiez-vous
article suivant

L'Exécutif dénonce l'occupation "illégale" de l’espace public par les enseignants-cadres

Engagez-vous à nos côtés, pour un journalisme indépendant et exigeant.
Abonnement 100% numérique.

Tout TelQuel en illimité

Accédez à tous nos articles sur
ordinateur, tablette et mobile.

Les alertes confidentielles

Recevez par mail, les informations
confidentielles, en avant-première.

Le magazine en numérique

Recevez le magazine TelQuel en format
numérique en avant première.

Abonnement 100% numérique, à partir de 10DH le premier mois, puis 49DH par mois.