Chaque dirham compte

Par Aicha Akalay

Il y a 50 ans, le Maroc a fait le choix de soutenir financièrement la résistance palestinienne. L’un des moyens d’y parvenir s’est fait grâce à une taxe imposée sur chaque paquet de cigarettes vendu au Maroc et sur les billets de cinéma et de théâtre. La décision était celle de Hassan II, et n’a jamais été rediscutée depuis. Il pourrait être légitime de questionner ce choix aujourd’hui, vu l’évolution de la situation au Proche-Orient, vu les bouleversements profonds déchirant Hamas et Fatah, et, disons-le franchement, vu les intérêts du royaume dans le monde. Certes, l’attachement du Maroc à la cause palestinienne est enraciné. Il y a quelques jours, le roi a par exemple annoncé une contribution financière du royaume pour la restauration de la mosquée d’Al Aqsa, et l’envoi en renfort de plusieurs architectes et artisans marocains. Mais la taxe Palestine instaurée en 1970 est-elle toujours pertinente ?

“La taxe Palestine souffre à la fois d’un laxisme dans la collecte et d’une opacité dans la dépense”

Aïcha Akalay
Avant même d’arriver à ce débat de fond, il y a…

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