Migrants et réfugiés: un accès à la justice semé d’embûches

Au Maroc, si l’accès à la santé et à l’éducation s’est amélioré pour les migrants et les réfugiés, porter une affaire devant la justice peut, par contre, se transformer en long chemin de croix. Décryptage.

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Entre janvier 
et septembre 2018, le HCR Maroc a assisté 173 personnes, dont 105 réfugiés et 68 demandeurs d’asile. Crédit: OSE LUIS ROCA / AFP

Installé au Maroc depuis douze ans, Steve, originaire du Congo-Brazzaville, vit à Rabat où il enchaîne les petits boulots. Depuis plusieurs mois, il officie en tant que bénévole pour l’association Afrique Culture dans l’accompagnement des migrants subsahariens dans leur intégration au Maroc.

“Même les migrants régularisés souffrent lorsqu’ils essaient d’obtenir justice auprès de la police ou du tribunal”

Steve, bénévole de l'association Afrique Culture
Pour lui, si l’accès à l’éducation pour les enfants s’est sensiblement amélioré grâce aux efforts des pouvoirs publics et du tissu associatif, l’accès à la justice est loin d’être garanti pour beaucoup de migrants. “Les personnes en situation irrégulière sont naturellement plus réticentes à faire valoir leurs droits devant la justice. De peur de se faire refouler, ils acceptent d’endurer les agressions, l’exploitation au travail et la discrimination”, regrette-t-il. Mais pour lui, “même les régularisés souffrent lorsqu’ils essaient d’obtenir justice auprès…

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