Noureddine Saïl: “Le débat actuel sur la langue arabe est globalement hystérique!”

TelQuel ouvre ses colonnes à des intellectuels et des experts qui appellent à libérer l’école des griffes de l’idéologie pour sauver l’avenir de notre éducation. Voici l'avis de Noureddine Saïl, ex-inspecteur de philosophie.

Par et

YASSINE TOUMI/ TELQUEL

Rien n’a été décidé de façon claire au matin de l’Indépendance. Les différents gouvernements ont laissé faire tout en affirmant, haut et fort, que l’arabe est la langue du Coran, de la Oumma, du Maroc et de l’enseignement…

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En revanche, l’éternel populisme des leaders et des partis a fait, depuis lors, que tous les cinq ou dix ans, intervient bruyamment, à un niveau ou un autre du cursus scolaire, une arabisation de l’enseignement. On en est arrivé à trouver tout à fait normal le fait que les matières scientifiques soient enseignées en arabe pendant douze ans, du primaire au baccalauréat, et qu’arrivé à l’Université l’étudiant doive suivre les cours de médecine, de maths, de physique, de chimie, d’agronomie, de statistiques et j’en passe, en français… On ne rit pas, de grâce !Mais aucun décideur n’a sérieusement travaillé, à l’époque, à faire de l’arabe une langue…

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