Le PJD explique la mise à l'écart d'Amina Maelainine

Le PJD explique la mise à l'écart d'Amina Maelainine

Le PJD n’a pas reconduit Amina Maelainine au poste de 7e vice-présidente au bureau de la chambre des représentants. Le secrétaire général adjoint de la formation à la lampe explique la décision prise par les élus du parti.

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Samedi 13 avril, le secrétariat général du PJD a arrêté sa liste des candidats du parti aux différentes instances de la chambre des représentants. Au sein du bureau de la première chambre, le parti à la lampe a décidé de faire sans la députée Amina Maelainine qui occupait la position de 7e vice-présidente.

Le groupe parlementaire propose trois candidats pour chaque poste et le secrétariat général choisit un candidat parmi les trois selon un vote secret qui fait suite à un débat portant sur les compétences de chaque candidat”, nous explique Slimane El Omrani, secrétaire général adjoint du PJD.

Amina Maelainaine a été proposée par quelques membres du groupe parlementaire, mais finalement c’est Mariam Boujemaa, Boutaina Karrouri et Azzouha El Arrag qui ont été soumises au vote”, poursuit-il. C’est finalement la discrète Mariam Boujemaa, députée et membre du secrétariat général du parti,  qui a décroché le poste de 7e vice-présidente de Lahbib El Malki.

Un choix aux allures de sanction pour Amina Maelainine, qui était en début d’année au cœur d’une polémique concernant la diffusion de photos la montrant sans son voile habituel lors d’un voyage à Paris. “Chaque membre du groupe parlementaire manifeste sa volonté à travers le vote secret, donc je ne peux rien affirmer à ce niveau. Mais malgré cela, on ne peut pas cacher la signification du vote, et toutes les parties doivent en tirer les conclusions nécessaires”, affirme Slimane El Omrani. Contactée par TelQuel, Amina Maelainine n’a pas souhaité commenter cette décision. “Je préfère ne pas en parler pour le moment”, nous dit-elle, visiblement gênée au téléphone.

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Bien que méconnue du grand public, la remplaçante d’Amina Maelainine au sein du bureau de la première chambre du parlement préside la commission de la parité et de l’égalité des chances au sein du PJD. Elle est aussi la première vice-présidente de l’organisation des femmes du PJD, et membre de la commission de la justice et la législature à la chambre des représentants, précise Slimane El Omrani.

Si la presse présente Mariam Boujemaa comme proche de Saad-Eddine El Othmani, le secrétaire général adjoint du parti préfère botter en touche : “s’il s’agit du partage des mêmes idées politiques, peut-être qu’on peut dire qu’ils sont proches. Il faut dire que le choix des candidats au sein du PJD ne se fait pas sur la base des relations personnelles ou selon le degré de rapprochement avec le secrétaire général. Au contraire, le choix définitif se fait par le vote secret selon les convictions de chacun. Et l’expérience montre que dans beaucoup de cas, le vote global contredit la volonté du secrétaire général”.

Quant aux autres candidatures, presque l’ensemble des députés ont été reconfirmés aux positions qu’ils occupaient lors de la première partie de leur mandat parlementaire à l’exception d’Abdelaziz El Omari maire de Casablanca et 1er vice-président de la chambre des représentants, remplacé dans cette fonction par Slimane El Omrani.

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