Pic pétrolier, pic politique

Par Omar Saghi

Et si les crises au Venezuela, en Algérie, en Angola, au Mexique ou même au niveau mondial (depuis 2008) n’avaient qu’une seule et séminale cause ? Et si le pétrole, sa disponibilité ou sa raréfaction, était le moteur premier qui surdéterminait tout le reste ? L’idée est séduisante et simpliste. Les complotistes de tout bord s’en servent à foison, disqualifiant la crédibilité de l’hypothèse. La théorie mérite pourtant l’examen. Elle porte même un nom : le pic pétrolier. Et dans les années à venir, on en parlera de plus en plus. Petit rappel historique d’un phénomène discret et cependant écrasant d’importance: depuis deux siècles, l’humanité vit un boom de, littéralement, tout. Démographie, production industrielle, rendement agricole, consommation… il n’y a pas une donnée statistique qui ne se soit envolée, à une cadence exponentielle. On est (beaucoup beaucoup beaucoup) plus nombreux. On vit (beaucoup beaucoup beaucoup) plus longtemps. On dépense (beaucoup beaucoup beaucoup) plus de calories. Tous, où qu’on soit, quels que soient notre statut social, notre âge, notre richesse… On ne le dit pas assez: un chômeur pauvre d’un pays…

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