Génocide rwandais: la mémoire à fleur de peau

Dans un pays où 40% de la population a moins de 14 ans, beaucoup de Rwandais n’ont pas connu le génocide. Pourtant, ce sont bien eux qui dialoguent avec le passé pour construire l’avenir. Alors qu’une trentaine de dirigeants affluaient à Kigali le 7 avril pour commémorer les 25 ans du massacre, partout, des fosses communes n’en finissent pas d’être exhumées. Reportage.

Les noms des victimes du génocide rwandais sont inscrits sur le mur du mémorial de Gisozi, à Kigali, devant lequel se recueille cette jeune mère. Crédit: AFP

De vieux vêtements déchirés flottent au vent, suspendus sur un fil au milieu de ce qui ressemble à un terrain vague dans le quartier de Kabuga. En y regardant de plus près, on remarque de la terre accrochée au tissu, et du sang maculant pantalons et chemises. Ces habits viennent d’être retrouvés dans des fosses communes où ont été enterrées des dizaines de milliers de personnes il y a vingt-cinq ans, durant le génocide contre les Tutsis. Le terrain vague n’en est pas vraiment un : il y a quelques mois, habitations et restaurants recouvraient encore l’endroit situé à une heure de route de la capitale, Kigali. Mais tout a été détruit pour permettre des fouilles. “Nous avons eu…

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