Fiction: l'autisme raconté par Abdelhai Laraki

“Avec ma productrice Caroline Locardi, nous avons rencontré des spécialistes, visionné des documentaires, collecté des vécus d’autistes et de leurs familles... Au croisement de tout cela est née l’histoire Ali Ya Ali”, explique Abdelhai Laraki. Crédit: DR

Avec son téléfilm Ali Ya Ali, le réalisateur crée le débat et suscite l’admiration au Maroc comme ailleurs, à Shanghai ou à Helsinki. Deux prix et une mention spéciale décrochés récemment à Meknès au festival de fiction de télévision confirment la rage de vaincre 
de ce sculpteur de l’émotion. Comment traiter d’un sujet sensible sans tomber dans la sensiblerie ? C’est d’y aller avec fracas, en empruntant les mots qui dérangent, en appelant un autiste un autiste. Ce téléfilm est une frappe à mains nues, quoique l’approche se veuille poétique. “L’autisme expliqué aux nuls” est l’allègre sous-titre qui sied à cette œuvre fluide et poignante. On y est invités pour ne pas en sortir indemne. “Chaque jour, quand j’allais à mon bureau, je croisais sur mon chemin un jeune autiste qui m’interpellait avec des gestes chaleureux et enthousiastes. Il mimait Mehdi, le jeune héros de ma série télévisée Ma9tou3 Men Chajra qu’il suivait à l’époque. Il a éveillé en moi le désir de faire une fiction pour la télévision qui interroge notre regard sur les autistes. Avec ma productrice Caroline Locardi,…

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