Driss Ksikes: “Entre l’identitaire et le pragmatique, il y a une voie libératrice d’énergies”

TelQuel ouvre ses colonnes à des intellectuels et des experts qui appellent à libérer l’école des griffes de l’idéologie pour sauver l’avenir de notre éducation. Voici l'avis de Driss Ksikes, écrivain, essayiste, directeur de recherche à Economia-HEM.

Par et

Driss Ksikes Crédit: Rachid Tniouni

Notons d’abord qu’historiquement, cette question du rapport entre l’école et la langue, a toujours été phagocytée par les enjeux politiciens de basse manœuvre, non politiques, dans le sens de construction d’un bien-être collectif. Quand, vers la fin des années 1960, Mohamed Benhima a tenté d’échelonner l’arabisation sur la durée, en prônant d’abord un bilinguisme stratégique, il suscita un tollé de la part des nationalistes identitaires. Quand, au début des années 1980, Azeddine Laraki, alors ministre de l’Education, a mis en place l’arabisation, il l’a fait selon le prisme d’une idéologie conservatrice, sous l’influence de conseillers proches des Frères musulmans au sein de son cabinet.

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