Chouki El Hamel: “Le racisme fait partie de la structure politique de la nation marocaine”

Chouki El Hamel revient sur les rapports entre l’islam et l’esclavage, centrant son analyse sur le cas de l’asservissement des Haratin au Maroc. Un tournant qui substitue la couleur de peau aux principes religieux.

Par

DR

Dans votre livre, vous expliquez que le Coran dĂ©courage l’esclavagisme et “accorde une place importante Ă  l’émancipation des esclaves”. Pourtant, il n’a pas aboli explicitement cette institution. Ce fait a-t-il permis Ă  une majoritĂ© d’exĂ©gĂštes d’appuyer l’esclavagisme ?

Le Maroc noir, ‹Une histoire de l’esclavage, de la race et de l’islam, ‹de Chouki El Hamel, Ă©d. La croisĂ©e des chemins, 507p., ‹140 DH

L’interprĂ©tation religieuse conservatrice telle qu’elle se manifeste dans de nombreux dogmes salafistes tolĂšre toujours la pratique de l’esclavage. Dans mon livre, je propose une analyse alternative de l’esclavage en islam. Il n’existe dans le Coran aucun verset qui appelle Ă  accepter l’esclavage en tant que pratique sociale normale. Le Coran ne parle pas du traitement rĂ©servĂ© aux esclaves, ce qui indique qu’il ne tolĂšre ni son existence ni sa continuitĂ©. Il fournit cependant…

article suivant

L'artiste marocain Abdeladim Chennaoui n'est plus