Art urbain: Ghizlane Agzenaï, la géométrie à l'épreuve

Décliner l’art urbain au féminin, c’est rarissime au Maroc. Et pourtant, Ghizlane Agzenaï a réussi à faire sa place. Exposée à la Galerie 
38 jusqu’à fin avril, cette autodidacte, qu’on désigne déjà comme 
la digne héritière de l’Ecole de Casablanca, a fait un carton. Portrait.

Le travail de Ghizlane Agzenaï s’inscrit dans la continuité de l’abstraction géométrique, dont les pionniers ne sont autres que Mondrian, Kandinsky ou encore Malevitch.

Plateaux garnis de petits fours, salon VIP, photomaton live, piste de danse XXL, et derrière les platines, Daox, le fils prodige de l’électro marocaine… Le 21 mars dernier, la Galerie 38 inaugurait en grande pompe, dans sa section consacrée aux arts urbains, la toute première exposition personnelle de Ghizlane Agzenaï : “TOTEM”. Une première pour l’artiste et pour le paysage de l’art urbain marocain, où l’absence criante de femmes se fait cruellement sentir depuis le boom de la discipline dans le courant des années 2000. Et même une véritable consécration, car si les quelques femmes artistes opérant dans le milieu ont pu faire leurs preuves, ces dernières années, dans des festivals de street-art tels que Jidar à Rabat ou encore Sbagha bagha à Casablanca, aucune n’était parvenue, auparavant, jusqu’aux cimaises d’une galerie marocaine. On les…

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