Zakaria Boualem et la visite papale

Par Réda Allali

A intervalles plus ou moins réguliers, notre paisible contrée est secouée de spasmes numériques de forte intensité. Tous ensemble, nous convulsons en public pendant quelques jours, avant de retourner benoîtement à nos activités, écrasés par les divers crédits. Pour Zakaria Boualem, ce genre de moments est important: il faut les documenter sans la moindre hésitation, avec précision et abnégation, et c’est une noble mission. Cette fois, c’est la visite papale qui nous a donné l’occasion d’exhiber au grand jour nos crispations. Voici l’affaire. Pour rendre hommage au pape, une cérémonie a été organisée, avec un groupe de musique classique, rejoint sur scène par trois artistes représentant les trois religions monothéistes. S’en est suivi un moment musical de mélange des mélodies et des cultures qui a été considéré comme une merveille… ou comme une infamie. Car, oui, ce morceau de musique a coupé le Maroc en deux, et voici les camps. D’un côté, ceux qui considèrent ce moment très beau. La performance de haute volée des artistes alliée à la symbolique de tolérance les a plongés dans un moment d’extase. Ils…

article suivant

Le gouvernement présente sa feuille de route pour la formation professionnelle au roi