Une vie d’étoile filante

Récit. Prenant prétexte de faire la biographie de l’athlète algérien Boughera El Ouafi, Francis Colin interroge les faits et la notion de fiction.

Par

Boughera El Ouafi a tendance à disparaître. Il se confond avec la pluie. C’est une chose qu’il faisait déjà de son vivant : s’effacer, sans rien exiger en retour.” Le 5 août 1928, aux Jeux olympiques d’Amsterdam, El Ouafi remporte le marathon. Ancien combattant des tranchées, originaire de Ouled Djellal en Algérie et ouvrier chez Renault, il apporte à la France sa seule médaille d’or. Il sera vite oublié. Trop pauvre pour s’entraîner, il court pour de l’argent et est exclu du mouvement olympique qui exige un sport amateur. Il est dupé par son associé et perd son café, tout.

Le mirage 
El Ouafi
, Fabrice Colin
, Anamosa, 
184 p., 230 DHCrédit: DR
Un passage aux États-Unis, décevant: “Des dollars agités, des projecteurs, quelques noms ronflants: il s’y est vu, il s’y est cru – l’impression qu’en tendant le bras davantage, il pourrait toucher les étoiles. Les rêves sont faits…

article suivant

Lourd bilan ce 12 août : 23 morts et 1.499 nouveaux cas en 24h